Votre opération de chirurgie
esthétique + quatre à dix jours de convalescence
en Tunisie, de 30 à 50% moins cher que la même
intervention en Europe ? En vous posant cette question, vous
devez certainement penser qu'il s'agit d'une chirurgie au
rabais. Nous nous empressons de vous rassurer. En fait aussi
bien nos chirurgiens que leur confrères français
ont usé les mêmes bancs de la faculté
de médecine de Paris pour ne citer qu'elle. Ils ont
la même formation, suivent les mêmes séminaires
de perfectionnement et jouissent de la même expérience.
Nos cliniques sont aussi bien équipées que les
cliniques européennes.
Non! Les vrais
raisons sont ailleurs:
> Une différence de niveau de vie favorable aux Européens. A titre d'exemple le salaire net mensuel d'une infirmière en Tunisie est de 300 euros environ, celui d'un infirmière européenne est de 1200 euros soit 4 fois plus, à qualification égale!
>Pour rendre
la chirurgie esthétique et plastique Tunisienne compétitive
à l'échelle internationale le gouvernement Tunisien
accorde de larges exonérations fiscales et de droits
de douanes sur les équipements médicaux importés,
des subventions d'investissements aux cliniques privées,
ainsi que l'exonération de la TVA pour les soins apportés
aux non résidents. Grâce à cette intervention
de l'état les frais de clinique (hospitalisation, bloc,
anesthésie) sont beaucoup moins chers en Tunisie.
Le taux d'imposition du revenu annuel est inférieur en Tunisie par rapport au taux moyen de l'Union Européenne.
> Les chirurgiens européens paient des primes d'assurances plus importantes que leur confrères tunisiens et répercutent donc ses primes sur leur traitement. |
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Vous l'aurez compris: La différence
de prix entre la chirurgie esthétique en Europe et
en Tunisie n'a rien avoir avec la compétence des chirurgiens
mais aux coûts que subissent les uns par rapport aux
autres. |
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Extrait du dossier de L'Express du 06/11/2003 sur la Chirurgie esthétique.
Par Estelle Saget
Pour payer son opération, Isabelle a sacrifié ses économies. «Certains mettent 5 000 euros dans une télévision à écran plasma, remarque cette jolie femme de 40 ans. Moi, j'ai dépensé 4000 euros pour grossir ma poitrine. J'estime en avoir pour mon argent.» Isabelle, qui cache son très raisonnable 90 B sous un pull ample, est une employée modèle de Disneyland Paris. Elle a fait ses classes dans l'inspection des boutiques du parc et vient d'être promue acheteuse. Avec un salaire de 1 500 euros brut par mois, cette mère de deux adolescents gère son budget au plus serré pour continuer, malgré son divorce, à leur offrir les sports d'hiver. Alors, un luxe, la chirurgie esthétique? Cette idée la fait bondir: «Au contraire! C'est un moyen de ne pas rester malheureux, elle ne doit pas être réservée aux riches.» Attablée dans la jungle artificielle du Rainforest Café, Isabelle rêve tout haut à un monde imaginaire où «un système public et gratuit rendrait cette chirurgie accessible à tous». |
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