Technique
Les muscles sont remis en tension de manière à corriger leur relâchement. La peau est ensuite redrapée à la demande sur les nouveaux galbes, sans traction excessive. Cette double action permet d'obtenir un résultat naturel (car la peau n'est pas trop tirée), durable (car le plan musculaire est solide), des suites opératoires en général assez simples (la peau «marque» moins parce qu'elle est peu traumatisée, du fait de la tension et du décollement limités). Les surcharges graisseuses éventuellement peuvent être traitées par la lipoaspiration. À l'inverse, si le visage est émacié, cet aspect peut être corrigé dans le même temps par ré-injection de graisse autologue (lipostructure). Ainsi, le visage et le cou sont en quelque sorte «reconstruits», «restructurés». Les incisions cutanées nécessaires sont cachées pour l'essentiel dans les cheveux (au niveau des tempes et de la nuque) et au pourtour de l'oreille. La cicatrice est ainsi presque entièrement dissimulée.
Hospitalisation
Les patients sont gardés en clinique deux à trois nuits après l'intervention pour surveillance et administration d'antalgiques puissants qui rendent les suites opératoires d’un lifting cervico-facial beaucoup plus confortables
Anesthésie
Il peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie "vigile"). Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d'une discussion entre vous, l'anesthésiste et le chirurgien. Un bilan préopératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 24h avant l'intervention. Aucun médicament contenant de l'aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant l'intervention. Il sera pratiqué un lavage des cheveux la veille de l'intervention et un démaquillage soigneux le jour de l'intervention. Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire) six heures avant l'intervention.
Risques
Complications lors de l’anesthésie :
- Engourdissement, insensibilité temporaire de la zone opérée
- Problèmes de cicatrisation pour les personnes qui fument, notamment
Suites opératoires
Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter tout effort violent. Au cours de ces premiers jours, l' opéré(e) ne doit ni s'étonner ni s'inquiéter :
- d'un œdème (gonflement) qui peut être plus accentué le deuxième jour que le premier,
- d'ecchymoses (bleus) dans la région du cou et du menton,
- d'une sensation de tension douloureuse, surtout en arrière des oreilles, et autour du cou.
Ces ecchymoses et ces œdèmes disparaissent en moyenne dans les deux semaines post opératoires. Au bout du premier mois, le gonflement a en général presque disparu. Mais il persiste une légère induration des zones décollées, plus palpable que visible. Les oreilles ne retrouvent leur sensibilité qu'un ou deux mois plus tard.
Les cicatrices sont cachées en avant et en arrière par les cheveux. La seule zone légèrement visible, en avant de l'oreille, peut être temporairement masquée par la coiffure ou le maquillage.
Au bout de 2 à 3 mois, on peut avoir une bonne idée du résultat définitif. Mais les cicatrices sont encore un peu rosées et indurées et ne s’atténuent que vers le sixième mois.
Résultat
Grâce aux progrès accomplis et à une grande minutie technique on obtient le plus souvent un effet de rajeunissement appréciable qui reste toutefois très nature: le visage n’a pas un aspect « chirurgical » et a retrouvé les traits qui étaient les siens huit ou douze ans auparavant, ce qui donne globalement un aspect reposé, détendu et rafraîchi. Cette amélioration physique s’accompagne en règle générale d’un mieux-être psychologique.
À long terme, le lifting a permis de lutter contre les outrages du temps, mais le vieillissement continue à faire son œuvre et l'on peut éventuellement envisager une nouvelle intervention de type lifting du visage au bout d'une dizaine d'années.