Technique
Le principe est d'insérer une prothèse en gel de silicone et de faire en sorte que celle-ci soit couverte au maximum par les tissus naturels pour la « cacher ». Chez les patientes minces, la prothèse sera insérée souvent derrière le muscle grand pectoral. Pour les autres, la prothèse sera mise derrière la glande. Chaque cas reste particulier et sera discuté avec le plasticien.
La prothèse peut être mise en place par voie sous mammaire, c'est-à-dire par une incision située dans le sillon du sein (zone de jonction du sein sur la paroi thoracique) ou par une incision en demi cercle autour du mamelon. Cette option est la meilleure esthétiquement parlant mais peut altérer le potentiel d'allaitement.
Dans tous les cas, les cicatrices sont évolutives et restent en général discrètes à distance de l'intervention. Des conseils très précis sont donnés pour minimiser l'aspect de la cicatrice. Le choix des cicatrices est fonction de chaque cas particulier et est expliqué pendant la consultation préopératoire.
Hospitalisation
L'hospitalisation pour une augmentation mammaire est normalement d'une nuitée. Afin d'assurer une surveillance postopératoire optimale et réduire les risques de complication post opératoires deux nuitées en clinique sont fortement recommandées.
Anesthésie
Le patient est opéré sous anesthésie générale.
Risques
L'augmentation mammaire est une intervention notoirement fiable et très sûre. Cependant, on peut avoir à gérer certaines complications dont l'issue est toujours favorable.
L'hématome consiste en une reprise d'un saignement après l'intervention et nécessite souvent un retour au bloc opératoire pour évacuation, recherche et arrêt du saignement en cause.
Le traitement de l'hématome se fait sous anesthésie générale et dure 20 minutes en moyenne.
Cet incident est toujours bénin quand il est pris en charge précocement, c'est pourquoi les patientes sont vues très souvent au cours des premières heures après l'intervention.
Il n'y a aucune répercussion sur le résultat final.
La contraction capsulaire est un phénomène encore mal élucidé dans ses mécanismes.
Il s'agit de la formation d'une enveloppe de consistance variable autour de la prothèse.
Cette capsule peut être très bien tolérée mais dans de rares cas peut entraîner une déformation du sein et peut nécessiter le remplacement de la prothèse et l'extraction de la capsule.
L'utilisation de prothèses texturées et la mobilisation précoce des prothèses a rendu la contraction capsulaire très rare .
Suites opératoires
Les suites opératoires sont régulièrement marquées par des douleurs qui s'estompent au bout de huit à dix jours. Au bout de deux à trois mois les tissus sont suffisamment détendus et l'odème post opératoire associé à la cicatrisation permet de voir la qualité du résultat qui est longtemps stable.
Changement de prothèses
Le changement de prothèse est souvent envisageable au bout de dix à quinze ans d'évolution, sauf problème plus précoce. De toute façon, la morphologie du corps de la patiente va évoluer au cours des années : grossesse, prise de poids, ménopause, détente progressive de la peau par la prise d'âge ou la sensibilisation solaire. Il faudra donc procéder à une harmonisation entre le volume et la forme des seins par un ré-enroulement cutanéo-glandulaire, ce qui peut faire l'objet de gestes chirurgicaux plus tardifs, secondaires à la mise en place de l'implant mammaire. Pour conclure, cette intervention permet des modifications de la silhouette très significative avec un résultat rapide et une satisfaction importante mais les patientes doivent garder à l'esprit qu'elles ne savent pas ni quand, ni combien de fois, elles pourront être ré-opérées.
Enfin les implants mammaires en silicone de dernière génération sont garantis au moins 20 ans.